Portée par le vent…

Jamais je ne t’oublierai…

Arioul---Femme-assise-dans-le-parc-de-la-fondation-Giannada

Les grandes roues du landau …
roulaient sur le trottoir …

Sur la rue principale…
Elle et son landau faisait parti du décor…

Elle la poussait fièrement sa poussette…
Ponctuellement tout les jours…

Tellement … que les commerçant …
Réglaient leurs montres a son passage…

Oui…

Beau temps mauvais temps…
On la voyait parader poussant son carrosse…

Elle regardait les vitrines…
Remontait de temps en temps les couvertures dans le landau …

Toujours bien mise…
Toujours souriante et aimable…

Elle ne s’arrêtait jamais …
Que quelques secondes a peine …

Elle filait comme a un rendez-vous…
Tout les jours…

On ne se posaient pas de question..
La routine et le quotidien était notre lot a tous…

Fière Maman…?
Je dirais plutôt une fière Grand-Maman …

Elle passe…
Mais quoique jamais abordée…
Elle ne passe jamais incognito…

Parfois quelques murmures soufflaient comme le vent…
Elle soulevait…le plus souvent…l’admiration…

Fière et belle…
Elle embellissait le paysage …

Et son landau d’un autre temps …
Poussait aux exclamations…

Pourtant…
Qui croisait son regard gris…
Y voyait quelques chose d’indescriptible…comme d’ailleurs….

Certains ne la connaissait que de l’apercevoir quotidiennement…
Ceux la …parfois…dans leurs grande ignorance ricanaient sur son passage…

Mais les plus anciens du voisinage  eux…
La regardait passer avec respect….
La saluant au passage…

Certains on le regard compatissant en la regardant…
Certains même joue les protecteurs envers elle et son landau…

Et ca durait depuis tellement d’années…….

Plusieurs  s’en rappel encore…
De la voir au bras de son mari le ventre bien rond…

Puis…plus rien…

Ce n’est que quelques semaine plus tard qu’on l’a vu pousser fièrement son landau….

On lui souriait au passage…

Puis…par un pluvieux après-midi …sans le vouloir elle avait levé le voile …

Ce jour la…

Plusieurs s’en rappel encore..

On dû appeler de l’aide …
car sur un banc elle berçait une vielle poupée en déversant un torrent de larmes…
et ce depuis des heures…

………………………

Elle reviens toujours depuis ce jours…promener doucement sa poupée dans son  landau…

Mais plus de larmes…
C’est comme si sur ce banc elle avait libéré toutes celles qu’elle pouvait pleurer…

Le landau est en décrépitude depuis…
Mais elle a toujours cette beauté et cette même fierté en le poussant …

Sorcière

c3952ee9

 

10 Réponses

  1. Wow!!! Fascinant ton texte…tu as su camper une atmosphère qui dérange….qui s’insénue en nous…
    On aime ton personnage..mais on se questionne….

    Vite…une suite!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Sincèrement
    Kleaude xxx

    31 mars 2012 à 11:26

  2. oui et encore oui au commentaire de kleaude sur ton texte si emprunt d’étrange et pour lequel on apprend à la sympathie pour ta dame au landau à la poupée de chiffon
    une triste histoire que tu as su mener de mains de maitre ma chere Diane !!!tu as ton style et nous aimons…gros bisous

    1 avril 2012 à 1:17

  3. Diane, j’ai adoré la photo du haut avec la femme assise sur le banc…
    j’en ai écrit un texte que je me permet de le mettre chez toi…

    De Marbre.

    Elle reste là de marbre
    Depuis des lustres
    Figée par le temps qui passe
    Sur son banc au pied de métal.
    Elle regarde la végétation
    Qui poursuit son avancée
    À un rythme soutenu
    Mais aussi effréné
    Par la vie qui déboule
    Par les chaotiques saisons
    Qui avancent et qui reculent.
    De marbre, on dit d’elle
    Qu’elle tourne le dos à la société
    Qu’elle se concentre sur la nature
    Qui lui murmure des mots étranges
    À chaque passage du vent
    Dans les hautes tiges herbeuses.
    Elle reste là de marbre
    Même lorsque des enfants
    Passent près d’elle,
    Près de son banc
    Personne ni même les oiseaux
    N’osent la déranger
    Dans sa droite posture.
    Elle est là figée, sans laisser
    Le moindre rictus se poser
    Sur son pâle visage
    Aucun mouvement de corps
    Ne se dessine à l’horizon de son être.
    De marbre, on dit d’elle
    Que c’est une sauvageonne
    Qui s’est laissé surprendre
    Par le sort d’une vieille sorcière
    N’aimant pas la liberté qu’elle dégageait
    De son aura majestueux.
    Elle reste là de marbre
    Attendant peut-être le prince
    Qui osera conjurer
    Le triste destin qui l’a enfermé
    Dans cette position si indélicate
    La coupant du reste du monde
    Qui n’attendait que sa venue
    Pour vivre une aventure extraordinaire
    Dans les bras d’un amour…
    …Elle reste là figée, sans vie extérieure
    Mais de l’intérieur, son cœur est là
    Il est bien là et bat doucement la chamade
    Empêchant le marbre de se propager
    Sans son être et d’alors
    Statufier son âme…

    Paul Andrews
    Écrit le 01/04/2012.
    puis-je savoir d’où vient la photo , si tu en connais l’auteur de ce cliché pour que je puiise lui en faire la demande de la publier plus tard avec mon texte
    merci d’avance, dans l’attente de ta réponse, bisous diane…

    1 avril 2012 à 1:53

    • Diane, je viens de mettre en lien ton article ici avec la photo d’Arioul suivant le texte plus haut que j’avais déposé chez toi
      comme je n’ai pu avoir d’accord de publication du photographe afin de le mettre chez moi
      je me suis permis de faire lien avec ton billet …voili voilà http://wishaga.wordpress.com/2012/09/08/de-marbre/

      j’espere que cela ne te dérangera pas en tout cas
      bisous diane et bon samedi à toi @bientot

      8 septembre 2012 à 2:59

  4. En lisant ton texte, j’avais envie de dire Merci au ciel de n’avoir pas connu cela et pourtant, la marge à été petite, si petite et l’attente d’un mieux si long ! Ta poésie remue bien des souvenirs !
    Bon dimanche
    Nanou

    1 avril 2012 à 6:49

  5. Tes photos sont aussi subjugantes que ton texte.
    Tu as cewtte force de nous présenter,,,que dire..nous faire aimer tes personnages….mais tu les gardes drappés d’un aura de mystère…. mais tu nous inculques ton ouverture…. on en vient à les aimer inconditionnellement…. malgré le malaise qui flotte autour d’eux….
    Et oui..tes images sont sublimes!!! Si pertinentes à ton texte….et ce carosse qui retrace toute une époque à lui seul….
    Encore bravo…
    Kleaude xxxxx

    1 avril 2012 à 7:22

  6. Wow ….
    Comme toujours Diane, tu me fais vivre de grandes émotions …
    Ici…on sent l’aura de mystère que tu sais si bien créer avec
    les mots. les images magnifiques et si pertinentes et la musique…et ainsi, tu me fais voyager dans le temps…
    À une époque dont je me souviens très bien…de ces landaux énormes mais si
    confortables …
    Par la magie de tes mots tu nous illustres, le drame qui peut conduire à la folie…celui de perdre un enfant …!
    Bravo ….

    Bon dimanche
    Tendresse
    Manouchka

    1 avril 2012 à 10:21

  7. Pingback: De Marbre. « G@ël LOAËC-P@ul Andrews (Blog 3)

  8. ❤Gigi❤

    Vraiment une bien belle poésie MMe.Diane
    et très belle photo de la dame sur le banc ,
    celle qui as su si bien vous inspirée vous et Gaël
    Bravo pour votre blog ! Une amie de passage Gigi
    Bise amicale xxx

    9 septembre 2012 à 10:05

  9. Fr@ne & @l ~~ Mouette & @lbatros

    Magnifique comme d’habitude, je vais ressortir le calepin que j’ai noirci depuis que j’ai « freiné » sur le Net … Merci de tes jolis textes ! Bises

    13 septembre 2012 à 7:25

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