Portée par le vent…

Odile

 

Le vent souffle sur nos têtes et s’enroule dans nos cheveux. Léger comme l’air, il soulève bien des pensées… (auteur inconnu)

pluie-verte

(Le fleuve est pareil à ma peine Il s’écoule et ne tarit pas. )
 Guillaume Apollinaire

Odile

Le ciel gris menaçait , semant le vent qui agitait les vagues d’un fleuve tourmenté…
Odile   sur la berge …
laissait s’échapper dans le vent…
le carré de soie qu’il lui avait offert…
et qui dans une étreinte passionnée c’était enroulé à ses fin poignets…

Bien sur….

La pluie c’est mise à tomber sur ce qui restait d’une trop chaude journée d’été….

Une pluie diluvienne transportant des souvenirs parfumés  de  muguet..…………………..ou peut-être était-ce du jasmin ?…
à dire vrai…. Odile  ne sais plus…

La pluie collait sa robe à son corps frêle et frissonnant…
et ses cheveux mouillés collaient à son visage au travers un flot de larmes clandestines …

Odile  était  troublée de tous ce que ces parfums ramenait en sa mémoire….

ses doigts effleurant une épaule …et remontant sur sa nuque…
un frisson….presque une douleur dans les reins…
une envie …intense…

Il était pur et beau…
tentant comme un  pêché…
irrésistible…


Abandonnant toute raison au prix de la passion…
Odile succomba…
D’amour elle c’était commise …
Odile c’était perdue dans l’ivresse de ses yeux trop brillants ….
et de ses baisers mouillés…

Et maintenant..que le vide… il n’était plus là…et la brume se levait sur ses souvenirs absolus..

Odile ne voyait plus que la toile de draps froissés…
et sur l’étendue du fleuve trônait un lit défait…

En son ventre il n’y avait plus  que  le ressac de ses amours….
qui lui labourait le coeur…son coeur écorché…

Contrairement à ses souvenirs qui s’incrustaient douloureusement en elle…
il s’en était aller…

et pour Odile..le soleil ne c’était plus lever…

Il c’était évanouie dans la nuit la plus longue qui s’étirait…… "ad vitam aeternam"…

Ne laissant derrière lui qu’un parfum de muguet …ou peut-être était-ce du jasmin….? (Odile ne sais plus….)

Il s’en est aller…et en guise d’adieu …..

un voluptueux carré de soie venu se noyer sur les vagues triste  d’un lit défait…

Sorcière

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4 Réponses

  1. Pendant que je lisais,tu t’es connectée sur Skype … curieux !
    Merci pour ce beau texte,. Nous croulons depuis 15 jours sous la chaleur, après un printemps pourri ! Ne pourrait on avoir un mélange des deux !
    Bonne semaine à toi ! Bises

    17 juillet 2013 à 5:46

  2. Oh que voilà du grand Sorcière!!!! Superbe texte! Une symphonie d’émotions. Des émotions ultimes..grandioses…mais aussi bercées d’une triste et cruelle nostalgie… Faut-il éviter la passion pour ne pas risquer de pleurer? Non..sinon la vie ne serait plus animée de son ultime raison d’être…

    Ton texte est prenant…Il est empreint d’un si bel amour… l’amour passion… celui qui anime tous les rêves…

    Je reviendrai lire…pour encore m’imprégner de tous les sentiments qui habitent ton texte.

    Bravo Sorcière!
    Sincèrement
    Kleaude xxxxxx

    17 juillet 2013 à 7:58

  3. Encore un magnifique est si émouvant texte, qui prend jusqu’à dans les « tripes »…
    Qui n’a pas vécu ce déchirement d’un amour perdu ?

    17 juillet 2013 à 7:10

  4. WOW ….Superbe ….Encore une fois, tu nous prends aux tripes, comme dit si bien Elisabeth…
    En te lisant mon âme fait des vagues…portée par tes mots où se sont glissées les émotions : amour-passion, nostalgie ….etc ….Si beau …!
    Merci pour cette rencontre avec Odile ….!

    Bon dimanche ma belle
    Tendresse

    Manouchka

    21 juillet 2013 à 1:51

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