Portée par le vent…

Spectre.

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La grisaille de novembre a fait son lit.
Elle c’est installer en elle ,
dans sa ville , dans sa rue ,dans sa cour ,
Dénudant les arbres ,
laissant leurs bras gris à nu ,
reculant ainsi l’horizon du paysage qui s’offre à sa vue.

Elle rêve  à voix haute.
Son regard perdu dans un paysage "sépia".
La brunante prématurée rendant presque inquiétant ,
un paysage délaissé ,le rendant surnaturel.
Comme si c’eût été une photo dont les figurants se serait estompés  progressivement , les uns après les autres , juste  après avoir récité leurs lignes.
Comme si ils s’étaient évanouie ,disparus  "back stage".
Comme des spectres évanouie dans une autre dimension ,
mais qui aurait laisser leurs auras fluides  hanté l’espace comme une trainée de parfum .

Elle laisse ses yeux se noyé dans l’eau aussi noir que son regard .
La rivière noir  , elle , indifférente , ondule doucement , confortablement
couché au milieu d’arbres fantômes , qui semble la bercer , la consolant de l’ennui envahissant.
Curieusement tout ce qui vit dans se paysage semble tout a coup si distant et froid .

Comme si une fois l’été passé ,
la fête était fini.
Comme si…
la faune replier sur elle même dans le froid soudain, disait..:
"le spectacle est terminé…
rentrer chez vous…"
La flore , elle ,comme en deuil délaisse sa majestueuse opulence pour ne porter que le gris.
Tout se referme , tout s’éteint ,
ne laissant ressentir que la tomber du rideau.


Tout le monde ré-apprivoisant sa bulle sans questionnement .
une sorte de consentement à l’isolement .
La solitude étant comme un pacte fait avec le diable.

L’odeur d’herbe fraiche , remplacée par l’odeur des cheminée , qui déjà font danser les flammes dans une âtre empoussiérée.
Le jour est maintenant si court.
La nuit volant peu à peu les heures de lumière.
La somnolence régnant désormais sur tout.

C’est dans ce paysage sépia ,
que vole autour d’elle les  feuilles mortes.
Comme cet ennui qui l’enveloppe comme un esprit malveillant.
Elle s’installera sur ce banc ,refermant sur elle son manteau ,
observant des vies presser de rentrer .
Mais elle n’est pas pressée . Elle est chez elle sur ce banc.
Elle mendiera de maigres éclats de vie , sans même qu’on s’en aperçoivent ,
repoussant les "a quoi bon ?"…
Elle repensera inévitablement à lui qui n’est plus nul part depuis déjà trop longtemps ,
et elle rêvera à voix haute , conversant avec un fantôme ,
cherchant à rattraper de faibles éclats de sa voix qu’elle a si peur d’oublier.


Oui……elle s’accommodera fatalement du sépia……..
que les flocons de neige viendrons bientôt brisé comme des points d’exclamation.……

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Sorcière

3 Réponses

  1. Si belle bien que triste la description du mois de novembre… tu exprimes encore si bien mon ressenti, Sorcière…
    La traversée est nécessaire, alors, vivons la

    13 novembre 2013 à 5:40

  2. Wow! Que j’aime ce qui se dégage de ta description de novembre… de cette transition saisonnière….

    Ce passage est renversant: « Comme si c’eût été une photo dont les figurants se serait estompés progressivement , les uns après les autres , juste après avoir récité leurs lignes.
    Comme si ils s’étaient évanouie ,disparus « back stage ».
    Comme des spectres évanouie dans une autre dimension ,
    mais qui aurait laisser leurs auras fluides hanté l’espace comme une trainée de parfum . »
    Une autre géniale mise en scène!!!! Du grand Sorcière !!!
    Encore une fois ce n’est pas un tableau que tu dresses mais beaucoup plus…. comme un aura ressenti.. une perception dont on s’imprègne….
    Tu sais venir chercher en nous ce en quoi on s’identifie.. ce qui fait qu’on se retrouve dans ton personnage..ses émotions… ses états d’âme….

    Et ce autre passage: « C’est dans ce paysage sépia ,
    que vole autour d’elle les feuilles mortes.
    Comme cet ennui qui l’enveloppe comme un esprit malveillant.
    Elle s’installera sur ce banc ,refermant sur elle son manteau ,
    observant des vies presser de rentrer .
    Mais elle n’est pas pressée . Elle est chez elle sur ce banc.
    Elle mendiera de maigres éclats de vie , sans même qu’on s’en aperçoivent ,
    repoussant les « a quoi bon ? »…  »

    Intense…. profond… touchant….

    J’aime ce texte. Je t’en remercie….

    Sincèrement
    Kleaude xxxx

    13 novembre 2013 à 6:55

  3. WOW …..Que dire !!!

    Tout est là …C’est tellement ça …novembre !….J’aime aussi les passages que Claude a ctié ….Quelles trouvailles !!!
    Bravo ….et merci pour ta plume qui s’est fait  »nostalgie  » et en même temps si réaliste …
    Nostalgie, au souvenir d.un amour …qu’elle ne veut surtout pas oublier …
    En arrière-scène, un cadre automnal qui se prête si bien aux états d’âme …
    Un âme dont on perçoit toute la sensibilité, … exprimée avec tant d’intensité et de beauté …

    Bravo Sorcière ….Encore une fois….Magnifique accompagnement musical …

    Tendresse
    Manouchka

    17 novembre 2013 à 10:49

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