Portée par le vent…

Juste une plume...

...poussée par le vent...

Nouveau

Simplement Septembre.

DSC_8831

Les fenêtre ouverte donne l’impression de prendre un profond respire …

Et sur les trottoirs s’effacent enfin les dessins tracés à la craie…bientôt  la pluie achèvera le travail…

Plus besoin de tiré les volets…

Le silence a repris sa place et ses droits…

et le vent doux reprend tout l’espace dans les ruelles désertés , qu’on sent heureuse de ce retour au calme qui rétablit un pressant équilibre…

images

.

.

.

Ce calme s’entend…se vit…

J’ai envie de refermer mes bras sur lui …

De l’embrasser…

de  le capturer pour ne pas le perdre.

.

.

.

Un calme au parfum singulier…

Parfum authentique qu’on avait presque oublier dans l’effervescence de l’été…

Un mélange de nostalgie …

et de sérénité….qui fait fermer les yeux d’apaisement…

.

.

.

Je déambule heureuse de ne rencontrer personne…

et je me surprend encore  à envier  l’exil….

disparaitre…

se fondre…

rien ne me paraissait plus enviable.

.

.

.

Tout se calme contraste tellement …

avec cette tempête intérieur….

Je m’ y accroche impérieusement….

Pour ne pas sombrer dans cette tempête née de nulle part.

.

.

.

La vie et ses chassés-croisés …

Deviennent si épuisant….

Je n’aspire plus maintenant qu’au calme des eaux…

Puisses la vie me l’ accorder…

.

.

.

Septembre …

Qui me laisse dans l’illusion de la désinvolture…

Presqu’endormie …

Dans des restes d’été et ce fond d’air frais et apaisant…

.

.

.

Ne même plus rêver….

Savourez l’instant…

Ici et maintenant…

Simplement Septembre…

brett-walker2

Sorcière

 

Vague … à l’âme…

3100341889_1_3_b76qrVfw

Comme la vague …

Tu vas et tu viens…

Un instant tu es là…

L’instant qui suis , tu n’y es plus.

.

.

Comme un mot lancé…

Qui résonne dans l’abime de mes souvenirs…

Défilant…errant comme des fantômes sans secrets……

Dans les profondeurs de mon âme.

.

.

Un court battement de cils…

Et tu t’évapore…

Laissant derrière toi…

Un doux et familier parfum.

.

.

Et c’est dans mon soupir inachevé que tu t’éloignes…

Mais sur le ruban de bitume qui se déroule… marquant de kilomètres en kilomètres ton éloignement …

Tu n’emporteras pas avec toi …

La douceur de tes caresses…

.

.

Même dans l’éloignement…

J’entendrai encore l’écho de ta voix…

Et ton rire…si il ne résonne plus entre les murs…

Résonnera encore …

Au plus profond de moi….

.

.

Si ta présence…

Est un doux passage éphémère …

Ton absence n’est qu’illusion…à la limite…

un mensonge…Car jamais tu ne me quitte …

.

.

Mais  je ne suis qu’épave.

Que comme ce marin endurci …

De trop longtemps en mer…

Qui pleure en secret au souvenirs d’une caresse sur la joue…

.

.

Comme une vague…

Reviens à ma rencontre …

Pour que mon cœur…

Jamais ne cesse de battre….

.

.

 

Sorcière

caitlin_worthington_28

 

road-66-shoes-noir-et-blanc-creation-graphique--4b60a1T650

Déborah

tatouage-bracelet-poignet-femme1

Elle a l’amour tatoué sur ses fins poignets…

Comme des ficelles qui s’enroulent de ses mains à son cœur.

Pourtant dans ses yeux…

On peu lire une si grande tristesse et  cette trop amère solitude.

.

.

.

C’est pourquoi..

Un jour elle a fuie …

Le bruit assourdissant des sirènes de la grande ville…

Pour aller se réfugier au bord du grand lac pour essayer d’oublier .

.

.

.

Sa maison est entourée de fenêtre…

tant qu’on dirait qu’elle n’a pas de murs…

.

.

Comme seule toile…

jour et nuit…

La foret…ses arbres …

et le soleil , du levant au couchant  , sur le lac.

.

.

Et Déborah écrit des chansons…

Traçant l’amour qu’elle a de tatoué à ses fins  poignets…

Comme des hymnes à celui qui  est parti….

et qu’ elle n’arrive pas à oublier ..

et encore moins à détester .

.

.

.

Elle écrits en chanson…ses bonheurs d’occasion…

De page en page …

Comme autant de jours qui se tournent ….

comme les pages de  ce cahier….

témoin maudit ….

D’un si grand chagrin d’Âme-our.

.

.

.

Mais maintenant que  l’amour s’absente..

Et il n’y a plus que  le vent…

Qui caresse   sa fine silhouette…..

Et plus que la soie de ses chemisiers qui effleure  ses seins…

.

.

.

L’amant a déserté …

Ne lui laissant que l’amour tatoué à ses poignets…

Comme des  bracelets scellant une bien  triste alliance…

.

.

L’amant s’est retiré…

.

.

Ne laissant plus que  la tristesse  dans ses yeux de porcelaine…

.

.

L’Amant a fui….

ne  laissant que le vide au creux de ses reins…

.

.

L’Amant …

ce triste Amant  …

ne lui  a laisser en  guise de cadeau d’Adieu …

qu’un cahier noirci……………..

.

.

de chansons tristes.

chernobyl_10-s500x333-1969

Sorcière

 

L’histoire se poursuit…La lettre..

.

.

.

.

.

.

 

Ce sommeil qui ne viens pas la torture encore…

pourtant elle cherche le sommeil…elle se sent si bien quand elle dort ….

Elle s’assoit sur son lit….

Et machinalement elle  ouvre la première lettre lui tombant sous les doigts……

sur l’enveloppe…

Un seul prénom….

François .

La vue brouillée …elle relit les mots cent fois lu…..

………………………………………………………………..

empty cradle

Petit homme ….

Je ne sais pas trop comment te parler….

C’est ton anniversaire  aujourd’hui….

je t’ai pas vu grandir…en fait je te ressent  plus que je te connait…comme un genre de connexion…

….alors je vais te parler avec mon cœur…c’est la seule façon que je connaisse ….

Je t’ai appeler François …c’est le même prénom que celui de ton père …

Je ne sais pas si on t’as laisser ce prénom …..sans doute pas…

je ne sais pas non plus si tu liras un jour cette lettre .

Mais moi…pour le moment….je t’appellerai François….C’est le seul lien d’appartenance que j’ai envers toi…

La seule chose que j’ai vraiment choisi…c’est ce prénom….

Je me demande si tu as hérité de ces yeux….si tu as son sourire espiègle ….

Je te cherche…mais dans l’illégalité j’arrive pas a grand résultat….

c’est comme si tout ça n’était jamais arriver…

comme un mauvais rêve qui ne finit jamais….

Tu dois avoir 6 ans aujourd’hui….

Et pas un jour ne passe sans que je ne pleure la déchirure laisser dans mes entrailles lorsqu’on t’as arraché a moi ….

On m’a fait signé ce papier….

Je te jure….savais pas….oh…..si j’avais su ….

Je ne comprenais pas trop ce qui m’arrivait…et je souffrait tellement….

Pourtant…je nous avaient préparé une vie à toi et à moi….mais j’étais mineure…je n’ai pu décidée de rien ….

Mais j’ai vraiment tout réalisé quand j’ai reçu par la poste cette lettre officielle m’avisant qu’ils t’avaient   trouver un foyer  d’adoption ….

Tu sais …

J’aimais profondément ton père….

je n’ai aimer que lui en fait….tu es un enfant né de l’amour ….c’est important pour moi que tu le saches …

et….Je crois qu’il m’aimait aussi …je SAIS qu’il m’aimait aussi….mais  …tout est aller si vite….et nous étions si jeunes…

Mais l’amour aux yeux du monde est punissable si on n’est pas marié….ma punition est horrible ….et toi…si tu sais un jour…tu en souffriras aussi….

Tu ne sais peut-être pas que j’existe….j’en suis à me dire que pour toi ….c’est peut-être mieux ainsi ….

Me pardonnerais-tu mon ignorance…? mon abandon ?.aurais-je une place dans ton cœur d’enfant ?

Je ne sais pas….mais plus les jours passent…plus j’ai peur….

Mais mes bras sont toujours si désespérément vide de ne pas t’y avoir tenu….

Tu sais chaque matin….

je joue de mon violoncelle en élevant une prière pour que tu sois heureux …pour qu’on t’aime …comme je t’aime …car pas une seconde ne passe sans que je t’aime de tout mon être …..

Tu trouveras dans cette lettre…un petit canif…j’imagine qu’a 6 ans…un petit garçon rêve d’un canif…Je ne sais pas…

Il n’est pas neuf….mais c’est celui de ton père …c’est tout ce que j’ai pu garder de lui ….

Je t’aime

Jeanne …………Ta Maman xx

lettres

…………………………………………………………………………………

Elle laisse la lettre jamais postée et sans adresse sur son lit blanc ….

et caresse du bout des doigts le canif…

Se rend à son violoncelle…et commence a y glisser son archet….

Mais la fatigue et la peine la laisse vide et sans inspiration et laisse ses joues mouillées….

Elle se dirige à sa fenêtre…..

.

.

.

Il est là…sous son parapluie…il a espéré quelques notes a rêver…

Mais…le violoncelle c’est tue … déjà

Sans y penser…il lève les yeux….

Et il l’aperçoit…

….quand il voit son visage…

saisi….

Il laisse tomber son parapluie…

c’est impossible….il dois halluciné..

Et ces larmes se confondent à l’eau de la pluie qu’il ne sent plus….

.

.

.

Elle …arrive à peine à respirer tant la surprise et l’émotion lui noue la gorge……

sous le choc…elle ferme les fenêtre et s’y adosse recourbée sur elle-même dans un sanglot profond qui s’étire dans sa douleur….…

Hésitante …..

Elle va sur son lit et y prend le petit canif…le porte doucement a son cœur ….

sa main  le serre à s’en blesser…

Elle retourne a

à la fenêtre …

Il est toujours là…

Fixant la fenêtre agité de ces sanglot….

Elle le regarde dans les yeux…

c’est la tempête..le bouleversement….l’incompréhension…

Mais….

….Ces bras sont si vide de lui….

Elle ouvre la fenêtre…laisse tomber le canif qu’il attrape et serre dans son point ….

Ils ont tant à se dire pour comprendre et s’apaiser… …

peut-être pourras t’elle  remettre de la joie dans ces musiques…

Sorcière

8da4804692833ee66810ca7a7a3c1254

.

.

.

.

Pour toutes les ….Jeanne …

Jeannette…Yolande…Simone …Henriette…Alice…Maria…Mariette…Thérèse…Ginette …Irène…Anne…Gisèle …..et toutes les autres dont je n’ai pas le nom ….a qui on auras arrachées le cœur pour des « quand diras -t’on » et une église qui les auras sacrifiées….

Et pour touts les François…..

Claude…Yves…Michel…Fernand…Raymond…Antoine…Julien …Gaston …Gilbert…Guy ….. et touts ceux que je ne nomme pas ……pour qu’on oublie plus jamais qu’a chaque grossesse nait aussi un cœur de père ….qu’on auras soumis a un cruel silence ….

Pour toute les mères ….tous les pères et tout enfants qui auront étouffés de ces déchirures imposés par un clergé rigide et une notion dictés de "péché" qui donne envie de pleurer amèrement….

Tant de vie détruites…Tant d’Amour souffrant..

Pour tous ceux qui n’auront pas eu cette chance de se retrouvés ..et qui vivront a jamais les tourments….

Pour vous tous …toute ma compassion profonde …..

……

Il….a aussi son histoire. (musique..;-))

 

Il est revenu sous son parapluie ….

Mais le violoncelle est muet…

Laissant toute la place à  la complainte de la pluie tambourinant la toile tendu de son parapluie …..

Ce temps lourd de nostalgie  l’oblige à entrer en lui-même …..

et à refaire encore et encore…. pas après pas ….. son lourd trajet …

6cd8997c

………………………………………………………………………………………………

Comme mon père l’avait prévu…

Je suis aller à l’université….

Mon père m’offrait sur un plateau un poste dans sa firme…

il caressait ce rêve  depuis ma naissance..

J’y suis aller à reculons… ayant du mal à le regarder en face…

La colère et la peine m’habitait…

Je me suis senti acheté…

Je me suis senti …vendu ……

J’ai perdu avec ton départ …

tout estime que j’avais de moi-même .

.

.

Comme on l’attendait de moi…Je me suis marier….

La pression était forte…et tout me laissait indifférent dorénavant…. tu était parti…

et on me le répétait sans cesse… …on se  devait de taire les ragots au village…

Je culpabilisais…je m’en voulais …quoique je fasse…je n’avait que des regrets et l’amertume…

.

.

.

J’ai voulu tuer autant que j’ai voulu mourir….

À chaque fois que dans le magasin général on murmurait ton nom….

Car dorénavant au village …on ne fait que murmurer ton nom …

Alors que moi j’ai envie de le crier….

Je n’était bien qu’au pied de notre arbre…

J’y rêvait des jours entier…

On commençait  a dire que j’était  un peu fou…

.

. 

J’ai pas tenu…

Me suis rebeller contre tout…j’ai tout quitter …femme et boulot…

Quand j’ai laisse le cabinet du paternel …

J’ai vu la honte  dans les yeux de mon père ….il m’a hais profondément…

et je le haïssais tout autant d’avoir fais sortir de moi l’horreur plus que la beauté…

je le détestais …mais moins que je me haïssait moi-même …

tant pis…je vivrai avec….je ne pouvais plus faire semblant..….

.

.

.

Nous étions  si jeune…

Si j’avais pu savoir  ce matin là…

Je serais jamais parti sans toi…

Mais déjà le lendemain tu avait disparue….

J’ai cru comprendre qu’on t’avais envoyer a Montréal…

Je t’y ai tant chercher…

Mais on as pris soin de ne pas me laisser de trace …

J’ai finit par me faire a l’idée… mais pas à oublier…

Le temps passait…

Surement tu m’avais oublier ….

Je l’espérais…

presque ….

J’ai eu peur de l’image que tu t’était faite de moi …

Peur que tu me haïsse comme je me haïssait moi-même…

Peur que tu me voit comme un lâche …. ce que j’était au fond…

Je ne veut plus croisé les miroirs…

.

.

J’ai espéré que tu sois heureuse…

Puis pleurer sur ce bonheur que peut-être tu avais sans moi ….

J’ai refait le passer cent fois …à l’envers comme à l’endroit …à jongler… …

Inutilement…

Mais ca me permet de rêver ….de me sentir près de ce que nous avions étés..

Et parfois…de très courts instants…j’oubliais que pour le soi-disant honneur …

J’avais perdu mon intégrité…mais surtout toi mon amour…

.

.

Chaque soir je me demande ce que tu es devenue…

J’oublierai jamais les larmes au fond de tes yeux ….

Chaque soir je me demande si je suis père…

Un garçon ? Une fille ?

On oublie trop souvent qu’a chaque grossesse nait aussi un cœur de père …..

J’ai rejoins la grande ville…

Seul…

Et chaque soir je pleure de ce qu’est ma vie….

Caché…bien-sur…ce sont les larmes de la honte…

Mais moi…la seule chose donc j’ai  honte…

C’est de t’avoir abandonné…

Mais un homme ne dois pas ressentir ces choses…

On attend de moi…

Le silence …

Et que je  fonde un foyer dit "honorable" ….

L’Amour n’est pas une affaire d’homme…

Mais j’arrive pas a arrêter de t’aimer ….

J’erre plus que je ne vit…

De boulot en boulot …

Me lessivant parfois au fond d’une taverne….

Je subsiste….

Seule consolation…

Des airs de violoncelle provenant d’une fenêtre…

Ou je me permet d’aller rêver de toi….

Mais ce violoncelle est trop triste …

Tes airs à toi étaient plus heureux…

Mais la tristesse me conviens…elle me colle a la  peau …

et le son grave du violoncelle me ramène à toi ….

Y as une promesse que j’ai tenue…

…la vie me l’a imposé cette promesse…

Mais Jeanne comme promis…..je t’aime tout les matins du reste de ma vie …..

…………………………………………………

18964956-difficultes-a-venir-concept-d-affaires-avec-le-parapluie-debout-sous-la-pluie

                                                                                                        Sorcière 

Une histoire…de trop..(partie 3)

Une histoire …de trop…partie 3 ( musique…;-))

47669205b661af

Un bruit sous le balcon lui fit ouvrir les yeux ….

sans bouger….comme paralyser dans son lit blanc…

elle referme les yeux sur son oreiller blanc mouillé par ces larmes….sans qu’elle ne stop le fil de ses souvenirs….

.

.

.

.

Ce matin là…

J’avais le cœur au bord des lèvres….

Depuis deux semaines ces nausées accompagnaient mes réveils…

Et ma blouse comme ma jupe me serraient….

Quand ma mère est entrer dans ma chambre …

Me disant qu’elle savait que je n’avaient pas « saigner » ce mois ci…

j’ai compris qu’elle avait la même peur que moi ….

Je lui ai pas dit un mot en sortant de chez-moi….

mais évidemment elle avait  tout deviner….

Les larmes dans les yeux….je n’avait qu’une envie…qu’un but…

Retrouver tes bras qui me serrent…tes bras qui m’enlacent et me consolent…

Mes pas déterminés m’ont menés vers chez-toi….

Inquiet et sentant mon bouleversement, tendrement tu as pris ma main et on est aller sur notre sentier loin des regards et de toute oreille tendue..….

Je crois que tu ne t’attendait pas a ce que je te dirais ce matin là….

Si je me fie à ton recul et à cette tempête que j’ai vu dans tes yeux….

Ta panique s’unissait à la mienne…

Mais j’essayait de te rassurer…

Je te disaient …”mais on s’aiment et c’est tout…c’est plus vite je te l’accorde mais on partiras pour la grande-ville…on se marieras…on s’aimeras….

Ont se fou des autres ok ? “

…et je te répétait ces mots dans l’ordre et dans le désordre jusqu’à en être perdue…tristement presque suppliante….

attendant de ta part..un mot..un geste …même tout petit…qui m’aurait rassurée…

Mais…..rien….rien ne vins pour me rassurer…..

-Ton père voulait que tu fasse des études….

Être fils de notaire a ces obligations…et nous sommes si jeunes….

Et….et…et ….

Et tu n’en finissaient plus de tes foutues « et »…

A chaque « et » que tu prononçait….la terre s’ouvrait un peu plus sous mes pieds….

Tu ne me faisait plus rire tout à coup…..

Dans mes larmes je t’ai demander… « Tu m’aime ? »

Tu m’as serrer contre toi et tu m’as dit …:”oui….mais…”

Je n’oublierai jamais ce « mais » sorti de tes lèvres…….

Tu m’as regarder…les yeux dans l’eau…

Tu m’as dit …:”donnons nous du temps pour réfléchir…et s.t.p. ne dit rien…”

…et tu est parti laissant tomber ton petit canif…je l’ai prit dans mes mains et  l’ai serrer sur mon coeur en te regardant partir comme pour élevé une prière ….

.

.

.

.

C’est la dernière fois que je t’ai vu …..

En rentrant chez-moi …c’est ma mère qui avait préparé ma valise des larmes sur les joues…elle m’a dit… :« le village dois pas savoir …..tu iras chez ta tante Justine jusqu’à la naissance….”

Je partait finalement pour la grande ville…Montréal  …..mais je partais seule…sans toi….

presque seule…car l’enfant était bien là lui et la peur qui l’accompagnaient aussi….

Mon violoncelle s’est tu ce jour là….et plus jamais…ni toi ni le village ne l’entendrait….

.

.

.

J’ai tant souhaiter te voir débarqué…

J’ai souhaiter que tu viendrais me chercher….

Attendu à la fenêtre sans cesse….

Maudit chaque jour qui passe sans que tu ne viennes..

Jusqu’à te maudire toi-même ….pour un temps….presque….car ensuite…les larmes verser sur l’oreiller portait le goût de ta bouche …..

Je me suis accrochée a tout ce qui me restait…

Mon violoncelle..mon bébé que je ne connaissait pas encore mais que j’aimait de tout mon être…

J’ai usé mon archet …mon violoncelle entre les cuisse…appuyer sur mon ventre plein et frissonnant …et ma musique courait la ruelle de Montréal qui me restait étrangère  …..

Et j’ai brodé…tricoté à m’en usé les doigts attendant avec peur le jour de sa naissance…préparant layette et berceau …

.

.

.

.

Et le jour arriva….

Ma tante a tout de suite su quand elle a vu mes eaux sur le plancher…

Elle m’a emmenée chez les petites sœurs de la miséricorde….

Me disant qu’elles prendraient soin de moi ….

J’avais si peur…si mal ….

je te cherchait dans mes douleurs….

dans chaque ruisseau  de sueur qui plaquait mes cheveux sur mon front et mes tempes…

dans chaque larme…je te jure que j’hurlait ton nom…

mais mes mains ne se serraient sur rien …si ce n’est que sur ce vieux draps grisâtre ….

Alors que je souffrait sur ce lit de douleur…

Dans mes cris on m’a fait signer un papier…ce papier…

j’ai obtempérée….je ne réfléchissait plus…

Elles m’ont laisser seule….je croyais visité l’enfer….et je croyais bien que j’en mourrait…..

ce n’est qu’à la toute fin qu’elles sont revenues…

et il est né enfin ….

Je croyais que le cauchemar prenait fin…que j’allait vivre avec mon bébé….et jeter sur lui tout mon amour…

Mais elles s’activaient autour de moi  …toutes calmes…

elles ont pris mon bébé …m’ont dit d’un calme surprenant… « un garçon…. »

J’ai tendu les bras….elles sont sorties….avec lui…

J’ai eu beau hurler…

Je ne l’ai jamais revu…

.

.

.

.

François …c’est le nom que je lui ai choisi …le tiens….

Je ne le reverrais jamais…..

je ne savais pas…trop sous le choc…mais apparemment…le papier c’est une renonciation à l’enfant pour qu’on puisse lemettre en adoption…

disposition prise par mes parents …..

De ce jour…je n’avait plus pour eux que de la haine…

Je ne suis jamais retournée chez-moi…je détestais tout ceux qui froidement m’avait arraché le cœur….

Je suis resté dans la grande ville …seule..en étrangère ….dans cet appartement de misère que je paie grâce à mon travail à la manufacture …..

J’ai appris que tu a marié la « petite Tremblay du rang 2…. »

J’imagine qu’on devait taire les ragots…

un fils de notaire a ces obligations…(enfin c’est ce que j’aime à croire…sinon ce serait trop cruel..)

Je me demande parfois si tu pense encore a moi ?….

Et si tu as des enfants…et si oui quand tu serre tes enfants dans tes bras…tu pense a François dont tu ne connait pas le prénom…?

Retourne tu parfois au pied de notre arbre gravé…

Es-tu devenu notaire comme le voulait ton père …?

Souffres-tu comme moi de la déchirure ?

97d88d575a3bc50b901cccc51205150f

Une histoire …2

Étendue sur son lit blanc…

Attendant que le sommeil vienne enfin la prendre …

Elle ne peut que refaire pour la millionième fois ce voyage qui la ramène en arrière dans le temps …

Derrière le rideau de larmes…

Elle se retrouve 6 ans plutôt…retraçant les moment de sa courte histoire…

………………………………………………………………………………………….

radio_001

1940….Après ma leçon de violoncelle …j’avais la permission d’aller boire un Pespi et le droit d’écouter « La pension Velder » à la radio du magasin général !!!

La radio dans un coin du magasin crachait ces ondes parasitées dans la petite pièce ….

.

.

.

J’aimais ces moments ou je m’assoyait prêt de toi a boire ce Pespi et ou on rigolait de l’attention presque « sacrée » que l’on portait  à ce nouvel engouement au village….

Ici on ne parlait pas du droit de vote que les femmes venaient d’obtenir…

on ne parlait que de ce radio-roman ……

.

.

.

Mais moi….

J’aimais surtout te regarder rire….

te regarder bouger …

et t’écouter me raconter tes histoire…

tu me faisait tant rire…

.

.

.

.

Le  magasin était plein à rebord à cette heure de la diffusion du radio –roman ….

On avait l’impression que les lattes de bois usées s’enfonceraient sous le poids de tous ces gens réunis….

Je crois bien que tout le village y venaient ,à quelques exception près, depuis que le curé , probablement frustré de l’auditoire que l’objet réussissait a capté , avait débité en "chaire" une homélie fracassante contre la radio et ces influences …

Homélie qui avait réussit à convaincre quelques uns de ces paroissiens que ce n’était pas une invention divine que tout ces gens qui parlent de leur vies et d’amour ouvertement a la radio…

.

.

.

.

.

Mais nous ,on s’en foutait pas mal de tout ça ,Nous…ont attendait juste le bons moment pour sortir courir jusqu’à la rivière…

J’aimais bien te faire courir après moi jusqu’à plus de souffle…et te surprendre derrière un arbre….

j’aimais bien quand à bout de souffle…timidement …un peu maladroit tu déposait un baiser sur mes lèvres en riant …

j’aimais quand assis côte –à-côte tu posait ton bras sur mes épaules et qu’on se parlaient de demain…de notre départ pour la grande ville….de notre vie à nous ….

Je t’aurais écoutée décrire nos rêve la vie entière …

à 15 ans…on crois que la vie nous appartiens….

Le temps a passer vite…les jours…les semaines…les mois….puis les années…années complices…années de promesse et de je t’aime …

.

.

.

1942 …toujours on s’aiment autant …plus encore….on c’est promis pour la vie …gravant la deuxième petites barre sous le cœur qu’on ont a gravé dans l’écorce de l’arbre , qui se mire dans l’eau de la rivière qui borde ce sentier qui nous sert de refuge ….

.

.

.

.

Je tiens à la main le petit canif que tu avais sorti de ta poche…tu t’es  placer derrière moi et tu as poser tes mains sur les miennes…et ensemble ont as enfoncées la lame du canif dans l’écorce…je sent ton souffle dans mon cou et tes lèvres qui me frôlent…le miens  mon souffle.. du coup deviens plus haletant….

C’était notre deuxième anniversaires…nos jeux avaient bien changées…

Tout comme nous…Tu était si beau…si grand si fort…ta voix si viril…

Maintenant tes je t’aime tu me les murmurait à l’oreille et tu éveillait cette douce sensation au creux de mes reins….et tes baisers n’étaient plus maladroit du tout….

Quand tu posait tes yeux sur moi….J’était sur d’être la seule au monde …la plus belle au monde….

Quand tu posait tes yeux sur moi…il n’y avait plus que nous….rien d’autre de comptait….que toi et moi …

Ce soir là….C’est au pied de cet arbre que j’ai sentie pour la première fois le poids de ton corps sur le miens et que tu as, avec douceur, retrousser mes tissus…

C’est ce soir là que tes baiser ont essuyer mes larmes…ce soir là que tes « je t’aime » ont prit un gout de toujours …..

Tes bras qui me serraient contre toi …me rassuraient …demain allait nous appartenir….

Demain serait à nous……Et c’est ce soir là que tu m’a dis…”Jeanne…je t’aime pour tout les matins du reste de ma vie ….”

.

.

.

L’été 1942 tirait a sa fin ….et notre amour avait un gout d’automne….

Toujours la « pension Velder » au magasin général…toujours tes rires et nos histoires .

Mais surtout…le réconfort de tes bras au pied d’un arbre portant nos initiales à tout jamais….

Cet été là…

alors que tu me reconduisait à ma porte…..ces  soirs ou en sortant de tes bras  ,je grimpait l’escalier à la course  jusqu’à ma chambre et je  m’assoyait sur ma chaise de bois dé-vernis… mon violoncelle entre les cuisses…

et de ma musique qui volait jusqu’à toi par la fenêtre ouverte…j’accompagnait tes pas qui te ramenait chez-toi…..

Tu disais aimer ma musique et ma musique t’aimait tant……

………………………………………………………

morningbed

Elle se retourne sur son lit blanc…..le froissement des lettres serrer sur son cœur feront couler encore quelques larmes avant que le sommeil ne la tire de ses souvenirs….

Le violoncelle appuyer sur le lit…garde un respectueux silences sur ces souvenirs….

La pluie résonne toujours sur la toile tendue des parapluies des passant qui s’agitent …..Et elle referme les yeux serrant contre elle ces lettres ne portant qu’un prénom

5239153311_182e5538b8

Sorcière

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 37 autres abonnés