Musique S.V.P. (indispensable a l’ambiance)
Tous , autant que nous sommes à errer sur cette terre.
Tous , Une ligne après l’autres , on dessine sa vie.
On se crois en contrôle.
On poursuis nos rêves.
Pour la plus part ils sont nobles…ou a tout le moins légitime , alors on se dit , comment se tromper ?
Alors on essaie d’y croire .
L’amour en est toujours le fondement…. quoi qu’on en dise..
Qu’on le prenne ou qu’on le rejette…toujours on compose avec lui.
On trace nos lignes sur le grand papier presque blanc de sa vie.
Des lignes étudier , calculer , pour certains.
Ou des lignes spontanées , instinctives pour d’autres.
Dans le meilleur des équilibres…quand la vie ne met pas trop d’entraves ,certains réussissent un habile mélange des deux.
Ainsi donc “planif” et instinct dans un mélange quasi harmonieux s’amalgament…non pas sans y perdre quand même …un peu de la passion comme prix a payer.
Pourtant …
parfois….
——=——=——
Dérapage.

Fissure
Les parois vitrées de l’abri-bus
se couvrait de givre …
transformant du coup tout le paysage …
Comme si le panorama était vu au travers un kaléidoscope…Nous offrant un tableau fracturé…
Adrian regardait ces parcelles d’images …
Mais sans vraiment les voir..
Tout ce qui s’offrait a sa vue était flou..
aussi flou que tout ce qui se bousculait en lui…
Il était étranger a tout ce qui était devenu pour lui une toile stérile ou il n’avait plus part…
Il retourna en lui…
Là ou il pouvait retrouver sa vie d’avant…
Mais plus les jours avançait…
Plus tout lui paraissait irréel…
Il craignait souvent que ces souvenirs lui échappent…
Il ne voulait pour rien au monde les laisser s’estompé…
Il s’y réfugiait dès qu’il le pouvait…
Il porta à sa bouche le flacon ou miroitait un liquide ambré…
Il laissa le liquide couler longuement dans sa gorge …
Le liquide semblait réchauffer ses veines et diffusait en lui une chaleur presque apaisante…
Il appuya sa tête contre la vitre gelée et ferma les yeux…
Sous ses paupières la vie d’avant s’animait…
Il la voyait si réel …
Elle riait a la vie …
Il resserra son veston sur lui sans penser a sortir de l’abribus…
Il reparti à la poursuite de ses souvenirs…
Ses souvenirs…il en avait autant besoin qu’ils le faisaient souffrir…
Déjà dans un autre monde dans son abri improvisé il dit a voix haute comme si Sofia pouvait l’entendre…
“As-tu déjà tout oublier de nos jours heureux ?”
Mais il n’aurait pas de réponse…
C’est dans sa tête qu’Adrian poursuivit son monologue…
Il lui parlait…lui disait ce qu’elle ne lui donnait pas la chance de lui dire…
“Rappelle-toi….Dès notre première rencontre on ne c’est plus jamais laisser
Tout était prétexte a nos amours…a nos jeux…
Les journées au boulot s’étirait d’ennui tant on se manquait…
en fin de journée tu venait me rejoindre c’était les retrouvailles passionnées…
nous faisions l’amour comme si la séparation aurait duré une éternité entière…..
Tu laissait sur les draps tes parfums et je m’en enivrait…
Tu te rappelle ? On ne vivait que pour ca…
Quoique nous faisions…
On faisait l’amour…
Juste l’intensité d’un regard…
Une caresse..un effleurement…
Même tes rires me faisait l’amour…
et tu me disait des je t’aime en riant …des je t’aime qui s’étirait ..
et je buvait chacun d’eux…
Que j’aimerais que tu te souviennes…”
Adrian vida ce qui restait de sa bouteille dans sa gorge et laissa tomber la bouteille vide a ses pieds…
elle ne se fracassa pas…elle gisait simplement sur le ciment gelé..une chose inerte…tout comme lui …
Adrian n’y prêta pas attention…c’était comme si le monde extérieur lui échappait…il pourchassait ce voyage dans sa tête…
Tu aimait me trainer dans les boutiques de la basse ville…
J’oublierai jamais ce jours…
Un jour de bonheur qui s’ajoutait aux autres Sans que je puisse me douter que paradoxalement ce serait …le début de la fin…
Comment j’aurais pu me douter qu’a partir de ce jour plus rien ne serait pareil…
Dans un sanglot étouffé il murmura … que j’aurait voulu te faire oublier ce jour ..lavoir le pouvoir de l’effacer de ta mémoire…
Tu rayonnait …tes épaules frêles couvertes de ces foulards que tu aimait tant…
Tu les essayaient tous me laissant la lourde tache de choisir celui que tu rapporterais pour rejoindre tout ceux qui déjà trainait dans ton armoire …
Tu riait…
……ce que t’était belle a regarder…
Puis…une ombre inquiète se glissa dans ton regard…tu es devenu trop tranquille…
tu me fixait …
tu me sondait…
visiblement troublée…
Tu t’es approcher de moi…je te sentait un peu tremblante…
je te ressentait et j’était émue et inquiet de ce que je voyait soudainement dans tes yeux…
Il passait entre nous une onde aussi intense que déchirante…
Tu as passer tes bras à mon cou…et ta joue c’est coller a la mienne …
Et dans un souffle tu m’a murmurer…
"Adrian…je suis enceinte…."

Sorcière