Portée par le vent…

Juste une plume...

...poussée par le vent...

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Une histoire…de trop..(partie 3)

Une histoire …de trop…partie 3 ( musique…;-))

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Un bruit sous le balcon lui fit ouvrir les yeux ….

sans bouger….comme paralyser dans son lit blanc…

elle referme les yeux sur son oreiller blanc mouillé par ces larmes….sans qu’elle ne stop le fil de ses souvenirs….

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Ce matin là…

J’avais le cœur au bord des lèvres….

Depuis deux semaines ces nausées accompagnaient mes réveils…

Et ma blouse comme ma jupe me serraient….

Quand ma mère est entrer dans ma chambre …

Me disant qu’elle savait que je n’avaient pas « saigner » ce mois ci…

j’ai compris qu’elle avait la même peur que moi ….

Je lui ai pas dit un mot en sortant de chez-moi….

mais évidemment elle avait  tout deviner….

Les larmes dans les yeux….je n’avait qu’une envie…qu’un but…

Retrouver tes bras qui me serrent…tes bras qui m’enlacent et me consolent…

Mes pas déterminés m’ont menés vers chez-toi….

Inquiet et sentant mon bouleversement, tendrement tu as pris ma main et on est aller sur notre sentier loin des regards et de toute oreille tendue..….

Je crois que tu ne t’attendait pas a ce que je te dirais ce matin là….

Si je me fie à ton recul et à cette tempête que j’ai vu dans tes yeux….

Ta panique s’unissait à la mienne…

Mais j’essayait de te rassurer…

Je te disaient …”mais on s’aiment et c’est tout…c’est plus vite je te l’accorde mais on partiras pour la grande-ville…on se marieras…on s’aimeras….

Ont se fou des autres ok ? “

…et je te répétait ces mots dans l’ordre et dans le désordre jusqu’à en être perdue…tristement presque suppliante….

attendant de ta part..un mot..un geste …même tout petit…qui m’aurait rassurée…

Mais…..rien….rien ne vins pour me rassurer…..

-Ton père voulait que tu fasse des études….

Être fils de notaire a ces obligations…et nous sommes si jeunes….

Et….et…et ….

Et tu n’en finissaient plus de tes foutues « et »…

A chaque « et » que tu prononçait….la terre s’ouvrait un peu plus sous mes pieds….

Tu ne me faisait plus rire tout à coup…..

Dans mes larmes je t’ai demander… « Tu m’aime ? »

Tu m’as serrer contre toi et tu m’as dit …:”oui….mais…”

Je n’oublierai jamais ce « mais » sorti de tes lèvres…….

Tu m’as regarder…les yeux dans l’eau…

Tu m’as dit …:”donnons nous du temps pour réfléchir…et s.t.p. ne dit rien…”

…et tu est parti laissant tomber ton petit canif…je l’ai prit dans mes mains et  l’ai serrer sur mon coeur en te regardant partir comme pour élevé une prière ….

.

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.

C’est la dernière fois que je t’ai vu …..

En rentrant chez-moi …c’est ma mère qui avait préparé ma valise des larmes sur les joues…elle m’a dit… :« le village dois pas savoir …..tu iras chez ta tante Justine jusqu’à la naissance….”

Je partait finalement pour la grande ville…Montréal  …..mais je partais seule…sans toi….

presque seule…car l’enfant était bien là lui et la peur qui l’accompagnaient aussi….

Mon violoncelle s’est tu ce jour là….et plus jamais…ni toi ni le village ne l’entendrait….

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J’ai tant souhaiter te voir débarqué…

J’ai souhaiter que tu viendrais me chercher….

Attendu à la fenêtre sans cesse….

Maudit chaque jour qui passe sans que tu ne viennes..

Jusqu’à te maudire toi-même ….pour un temps….presque….car ensuite…les larmes verser sur l’oreiller portait le goût de ta bouche …..

Je me suis accrochée a tout ce qui me restait…

Mon violoncelle..mon bébé que je ne connaissait pas encore mais que j’aimait de tout mon être…

J’ai usé mon archet …mon violoncelle entre les cuisse…appuyer sur mon ventre plein et frissonnant …et ma musique courait la ruelle de Montréal qui me restait étrangère  …..

Et j’ai brodé…tricoté à m’en usé les doigts attendant avec peur le jour de sa naissance…préparant layette et berceau …

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Et le jour arriva….

Ma tante a tout de suite su quand elle a vu mes eaux sur le plancher…

Elle m’a emmenée chez les petites sœurs de la miséricorde….

Me disant qu’elles prendraient soin de moi ….

J’avais si peur…si mal ….

je te cherchait dans mes douleurs….

dans chaque ruisseau  de sueur qui plaquait mes cheveux sur mon front et mes tempes…

dans chaque larme…je te jure que j’hurlait ton nom…

mais mes mains ne se serraient sur rien …si ce n’est que sur ce vieux draps grisâtre ….

Alors que je souffrait sur ce lit de douleur…

Dans mes cris on m’a fait signer un papier…ce papier…

j’ai obtempérée….je ne réfléchissait plus…

Elles m’ont laisser seule….je croyais visité l’enfer….et je croyais bien que j’en mourrait…..

ce n’est qu’à la toute fin qu’elles sont revenues…

et il est né enfin ….

Je croyais que le cauchemar prenait fin…que j’allait vivre avec mon bébé….et jeter sur lui tout mon amour…

Mais elles s’activaient autour de moi  …toutes calmes…

elles ont pris mon bébé …m’ont dit d’un calme surprenant… « un garçon…. »

J’ai tendu les bras….elles sont sorties….avec lui…

J’ai eu beau hurler…

Je ne l’ai jamais revu…

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François …c’est le nom que je lui ai choisi …le tiens….

Je ne le reverrais jamais…..

je ne savais pas…trop sous le choc…mais apparemment…le papier c’est une renonciation à l’enfant pour qu’on puisse lemettre en adoption…

disposition prise par mes parents …..

De ce jour…je n’avait plus pour eux que de la haine…

Je ne suis jamais retournée chez-moi…je détestais tout ceux qui froidement m’avait arraché le cœur….

Je suis resté dans la grande ville …seule..en étrangère ….dans cet appartement de misère que je paie grâce à mon travail à la manufacture …..

J’ai appris que tu a marié la « petite Tremblay du rang 2…. »

J’imagine qu’on devait taire les ragots…

un fils de notaire a ces obligations…(enfin c’est ce que j’aime à croire…sinon ce serait trop cruel..)

Je me demande parfois si tu pense encore a moi ?….

Et si tu as des enfants…et si oui quand tu serre tes enfants dans tes bras…tu pense a François dont tu ne connait pas le prénom…?

Retourne tu parfois au pied de notre arbre gravé…

Es-tu devenu notaire comme le voulait ton père …?

Souffres-tu comme moi de la déchirure ?

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Une histoire …2

Étendue sur son lit blanc…

Attendant que le sommeil vienne enfin la prendre …

Elle ne peut que refaire pour la millionième fois ce voyage qui la ramène en arrière dans le temps …

Derrière le rideau de larmes…

Elle se retrouve 6 ans plutôt…retraçant les moment de sa courte histoire…

………………………………………………………………………………………….

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1940….Après ma leçon de violoncelle …j’avais la permission d’aller boire un Pespi et le droit d’écouter « La pension Velder » à la radio du magasin général !!!

La radio dans un coin du magasin crachait ces ondes parasitées dans la petite pièce ….

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J’aimais ces moments ou je m’assoyait prêt de toi a boire ce Pespi et ou on rigolait de l’attention presque « sacrée » que l’on portait  à ce nouvel engouement au village….

Ici on ne parlait pas du droit de vote que les femmes venaient d’obtenir…

on ne parlait que de ce radio-roman ……

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Mais moi….

J’aimais surtout te regarder rire….

te regarder bouger …

et t’écouter me raconter tes histoire…

tu me faisait tant rire…

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Le  magasin était plein à rebord à cette heure de la diffusion du radio –roman ….

On avait l’impression que les lattes de bois usées s’enfonceraient sous le poids de tous ces gens réunis….

Je crois bien que tout le village y venaient ,à quelques exception près, depuis que le curé , probablement frustré de l’auditoire que l’objet réussissait a capté , avait débité en "chaire" une homélie fracassante contre la radio et ces influences …

Homélie qui avait réussit à convaincre quelques uns de ces paroissiens que ce n’était pas une invention divine que tout ces gens qui parlent de leur vies et d’amour ouvertement a la radio…

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Mais nous ,on s’en foutait pas mal de tout ça ,Nous…ont attendait juste le bons moment pour sortir courir jusqu’à la rivière…

J’aimais bien te faire courir après moi jusqu’à plus de souffle…et te surprendre derrière un arbre….

j’aimais bien quand à bout de souffle…timidement …un peu maladroit tu déposait un baiser sur mes lèvres en riant …

j’aimais quand assis côte –à-côte tu posait ton bras sur mes épaules et qu’on se parlaient de demain…de notre départ pour la grande ville….de notre vie à nous ….

Je t’aurais écoutée décrire nos rêve la vie entière …

à 15 ans…on crois que la vie nous appartiens….

Le temps a passer vite…les jours…les semaines…les mois….puis les années…années complices…années de promesse et de je t’aime …

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1942 …toujours on s’aiment autant …plus encore….on c’est promis pour la vie …gravant la deuxième petites barre sous le cœur qu’on ont a gravé dans l’écorce de l’arbre , qui se mire dans l’eau de la rivière qui borde ce sentier qui nous sert de refuge ….

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Je tiens à la main le petit canif que tu avais sorti de ta poche…tu t’es  placer derrière moi et tu as poser tes mains sur les miennes…et ensemble ont as enfoncées la lame du canif dans l’écorce…je sent ton souffle dans mon cou et tes lèvres qui me frôlent…le miens  mon souffle.. du coup deviens plus haletant….

C’était notre deuxième anniversaires…nos jeux avaient bien changées…

Tout comme nous…Tu était si beau…si grand si fort…ta voix si viril…

Maintenant tes je t’aime tu me les murmurait à l’oreille et tu éveillait cette douce sensation au creux de mes reins….et tes baisers n’étaient plus maladroit du tout….

Quand tu posait tes yeux sur moi….J’était sur d’être la seule au monde …la plus belle au monde….

Quand tu posait tes yeux sur moi…il n’y avait plus que nous….rien d’autre de comptait….que toi et moi …

Ce soir là….C’est au pied de cet arbre que j’ai sentie pour la première fois le poids de ton corps sur le miens et que tu as, avec douceur, retrousser mes tissus…

C’est ce soir là que tes baiser ont essuyer mes larmes…ce soir là que tes « je t’aime » ont prit un gout de toujours …..

Tes bras qui me serraient contre toi …me rassuraient …demain allait nous appartenir….

Demain serait à nous……Et c’est ce soir là que tu m’a dis…”Jeanne…je t’aime pour tout les matins du reste de ma vie ….”

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L’été 1942 tirait a sa fin ….et notre amour avait un gout d’automne….

Toujours la « pension Velder » au magasin général…toujours tes rires et nos histoires .

Mais surtout…le réconfort de tes bras au pied d’un arbre portant nos initiales à tout jamais….

Cet été là…

alors que tu me reconduisait à ma porte…..ces  soirs ou en sortant de tes bras  ,je grimpait l’escalier à la course  jusqu’à ma chambre et je  m’assoyait sur ma chaise de bois dé-vernis… mon violoncelle entre les cuisses…

et de ma musique qui volait jusqu’à toi par la fenêtre ouverte…j’accompagnait tes pas qui te ramenait chez-toi…..

Tu disais aimer ma musique et ma musique t’aimait tant……

………………………………………………………

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Elle se retourne sur son lit blanc…..le froissement des lettres serrer sur son cœur feront couler encore quelques larmes avant que le sommeil ne la tire de ses souvenirs….

Le violoncelle appuyer sur le lit…garde un respectueux silences sur ces souvenirs….

La pluie résonne toujours sur la toile tendue des parapluies des passant qui s’agitent …..Et elle referme les yeux serrant contre elle ces lettres ne portant qu’un prénom

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Sorcière

1 Ière partie ….(musique ;-) )

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Les passants qui passaient sur la rue…

Pouvaient entendre la tristesse de son violoncelle .

Ce matin de pluie renforçait la mélancolie  de l’instrument …

La pluie laissant entendre le filet d’eau qui coulait sur les pavés usés de la ruelle .

En levant la tête pour suivre les notes tristes qui s’étirent dans l’air encore frais de la nuit qui viens tout juste de quitter …

On pouvait apercevoir sa large fenêtre ,

Des rideau de tulle blanc se laissait ballotés par le vent ,

comme les voiles d’un grand bateau blanc .

Sur le balcon….une petite table de fer forgé et une seule chaise.

des fleurs disposés dans des pots de terre cuite ornait la table prouvant qu’elle ne devait pas souvent servir…

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Certains passants…abrités sous leurs parapluie …ralentissaient le pas  pour se laisser bercer de la mélodie mélancolique qui montaient en intensité sous le battements des gouttes de pluie qui tombaient sur la toile tendue des parapluies ….

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Elle pouvaient jouer des heures durant…

provoquant parfois l’impatience de ces voisins.

Mais lui…

installer sous sa fenêtre…

ne se lassait pas d’entendre les notes lyrées de son violoncelle…

Cherchant l’histoire triste qui les inspiraient ….

Imaginant les trait du doux visage de celle qui…

jupe retroussée accueillait le violoncelle entre ces cuisses …

les yeux fermer sur le triste instruments…..

Il aimait imaginer la main fine tenant l’archet…

promenant ces doigts sur les touches d’ébène du manche de l’instrument…

sa joue appuyer comme pour une caresse contre sa volute …

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Il l’enviait presque cet instrument si intensément caresser jour après jours..…

mais ne cherchait pas a en savoir plus…

ayant peur de brisé ces rêves si beaux…

si doux…

C’est donc les yeux fermés qu’il venaient l’écouter jouer….

laissant les notes portés ces fantasmes ….

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Il rêvait …

elle jouait…

Comme si c’était l’un pour l’autre ….

deux solitudes pleurant sur les mêmes notes presque maudites tant elles étaient tristes….

Le vent faisait virevolté les rideau …et une petite bruine s’infiltrait dans la chambre…la faisant un peu frissonnée …

,

,

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Mais ces yeux ne s’ouvrait sur rien…

Partie oublier dans son monde musical…

Ou partie exulté sa triste colère….

elle appartenait pour un exutoire moment…a un autre monde…

Sa douleur traversait le corps de son violoncelle …

Plus les coups d’archet s’intensifiaient…

plus les larmes coulaient…

Plus la musique montait en intensité…

plus les cuisses se serraient sur le violoncelle….

et plus son ventre en souffrait…

Elle étiras les dernières notes…épuisées de ce vide-cœur….

Elle ouvrit les yeux. Qui se vidèrent sur ces joues….

Elle déposa son archet….et se libéras de son instrument…

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Elle fit quelques pas vers la fenêtre…

et le vit sous son parapluie …

Mais il ne levas pas les yeux vers celle qu’il devinaient a travers le voile blanc…

Il se demandas le cœur lourd…

De quoi souffrait sa musique….?

Pour quelle douleur elle faisait pleurer son violoncelle …

Elle ne vit pas son visage…mais sa silhouette la rassuras… ….

Quoi que refusant le reste du monde…sa présence la réconforte …

même si elle n’en comprend pas la raison…

un peu moins de solitude peut-être dans ce silence qui n’est brisé que par les notes de son instrument….

Mais lui déjà …les yeux rivés au pavés…

Sa propre tristesse mélangé aux notes lancinantes résonnant encore en lui…

rebrousseras son chemin sans levé les yeux…

chemin qu’il referas bientôt…

Il le savait ne pouvant résisté a l’appel ….

.

,

,

Appuyer sur la chambranle de sa fenêtre …

Elle le regarda s’éloigner…

se sentant un peu plus seule a chaque pas qu’il faisait …

Mais elle savait qu’elle le reverrait….

Ne savait pas quand…

mais il reviendrais….

Elle ne quitta la fenêtre qu’une fois son ombre complètement disparue….

Elle alla s’étendre sur son lit blanc…

Ouvrit le tiroir de sa table de chevet…

En sortie une pile de lettres au coin cornu d’avoir été souvent manipulées …

Toutes sans timbre…ne portant qu’un prénom sans adresse….

Elle pouvait reconnaitre sa propre calligraphie sur chacune des enveloppes…

Elle retrouverait sans doute un peu de paix si elle pouvait les mettre à la poste…

Elle les éparpilla…

jusqu’à trouver la seule ne portant pas son écriture a elle…

lettres

.

.

.

Les mots et l’adresse taper a la dactylo…

lui serraient le coeur …

Lettre officielle lui étant adresser…

lettre  qui auras briser sa vie…

qui auras brisé ces rêves…

Lettre officielle qui lui auras tout arrachés…

Elle la repoussas ….

Et colla les autres sur son cœur…

Ferma les yeux…

Et partie doucement vers le seul endroit ou elle savait oublier….

Dans ses rêves.

Sorcière

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Septembre semble déjà loin   avec son été indien .

Le froid est de mise , Fallait s’y attendre .

La pluie est aller “en juste noce”  avec Octobre .

Et c’est le défilé des parapluies sur les trottoirs .

On dirait qu’ils s’ouvrent comme les fleurs d’un jardin .

Tous aussi colorés les uns que les autres.

.

.

Elle s’attardait  à la fenêtre ,

les yeux rivés sur la rue tout en bas ,

mais ne voyant la scène qu’au second degré ,

trop perdue dans ses pensées .

Malgré elle …elle s’obligea  à sortir de sa rêverie , et  referma le rideau usé et poussiéreux .

L’heure était venue.

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.

Et c’est dans l’écho impersonnel d’une chambre d’hôtel démodée ,

qu’on a pu entendre le sac de cuir se refermer “bruyamment” sur la brique de papier .

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.

Quelques secondes plus tard ,

ses talons aiguilles faisaient geindre les veilles planches de bois  du plancher du vieil hôtel poussiéreux et défraichis ,

pour vite se perdre dans le tumulte de la rue qui restait animée malgré la pluie .

.

.

Elle avançait dans la foule ,

élégante , le pas rapide  ,élancée et décidée .

Ses pas faisait résonnés les talons de ses escarpins rouges sur le béton mouillé .

Et un parfum subtil suivait sa progression .

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.

Elle poussa enfin la porte de  fer forgée menant sur la cour arrière d’une ancienne usine  reconverti en appartement contemporains .

L’escalier en colimaçon qui avait résister à la reconversion se dressait avec “arrogance “ au milieu de la cour .

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Elle s’arrête…et comme pour se donner une contenance ,

elle passe sa main sur sa jupe pour en éliminé les plies,

et ajuste son veston .

Son élégance et sa féminité lui avait valut ce contrat ,

ainsi que sa voix . ”ouf course !!”.

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il avait ses exigences ,mais elle sentait que jamais il n’abuserait de la situations,

et il payait le prix fort pour que chacune  de ses exigences  soi respecter à la lettre .

alors ….

elle se devait de porter l’escarpin rouge ,le bas noir a mi-cuisse ornée de dentelles…la jupe….et le veston sur un corset blanc ,

C’était assez inusité, mais Il avait insisté.

Et étrangement…elle avait ressentis ce petit picotement dans le ventre à sa demande ,et avait accepter sans comprendre,

et c’est avec une évidente excitation qu’elle c’est préparé a ce rendez-vous.

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Elle avait du mal a s’expliquer son excitation …il fallait maintenant gravir l’escalier  qui la menait vers cet étrange contrat .

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Comme prévu ,

La porte n’était pas verrouillée .

Elle devait se rendre à la cuisine ou il aurait déposer un verre de vin rouge à son intention.

Elle devait ensuite se rendre au salon ou il l’attendrait….exactement comme la dernière fois .

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.

Elle devait s’installer ,

sur le petit banc mis à son intention ,

et commencer sans attendre …

.

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elle fit donc comme demander .

le cœur battant la chamade ,

L’excitation envahissante  , (et le vin),  lui faisait monter le rouge au joues….

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.

Incompréhensiblement ,

elle attendait avec fébrilité ce deuxième rendez-vous .

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.

L’appartement baignait dans une lumière tamisée ,

elle avala doucement le reste du verre de rouge en se mettant dans l’état d’esprit voulu .

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Puis…pris un grand respire…..

et son sac de cuir en main elle se dirigea vers le salon ,

laissant les talons aiguilles claquer contre la porcelaine du plancher .

.

.

Il était là….

il l’attendait au même endroit , aussi beau que la dernière fois .

Des qu’elle l ‘aperçut ,

son cœur et son corps s’affola encore plus .

Elle se retrouvait dans tout ces états mais ,surtout, ne  rien laisser paraitre de son trouble.

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.

Elle s’avança timidement vers le banc qui lui était destinée ,

et s’y installa face a lui .

il avait pris soin de lui mettre tout près ….un verre d’eau pétillante avec un zeste de citron  .

Elle y trempa les lèvres  pour mouiller sa bouche.

.

.

Il la fixait de ses yeux perçants .

elle savait qu’il ne dirait pas un mot…pas encore .

Pas avant la fin.

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.

Elle ouvrit son sac ,

elle croisa les jambes , ce qui découvrit subtilement sa cuisse laissant à peine voir la dentelle de ses bas mi-cuisse,

et la main tremblante elle  sortit la brique de papier qu’elle déposa sur sa cuisse…

.

.

elle ouvrit le livre là ou laisser la dernière fois .

elle  humecta ses lèvres rouge de sa langue ….

.

.

elle inspira….

et  doucement mais surement …..le flot de ses mots commença à envahir l’espace .

.

.

Sa voix un peu tremblante dansait suavement dans la pièce ,

récitant le texte de l’écrivain ,

créant des images ,

racontant des vies .

.

.

Les yeux brillants rivés sur les pages qui se tournaient sous ses longs doigts fins.

elle n’osait pas lever son regard sur lui qui l’écoutait religieusement et l’observait  .

Mais elle ressentait intensément sa présence ,

et sentait son souffle comme si il avait été tout près d’elle .

.

.

Elle en ressentis une brulure entre les reins ,

mais s’efforça de pas s’y attarder pour pouvoir rester concentrée.

.

.

Elle poursuivis sa lecture…

pesant et mesurant les mots ….

les intonations ,les souffles ,les respires ,

.

.

Mot après mot…

Phrases après phrases …

les tableaux de l’histoire sortant de sa bouche allait se déversé en lui .

Le laissant imprégné des émotions fiévreuse   d’une histoire passionnée .

qui , d’une certaine manière    maintenant   , leurs appartenait un peu à tout les deux .

.

.

Elle lui lisait ,

avec toute l’émotion qui lui étreignait la voix ,

et les mots voyageaient en eux les laissant partager un instant énigmatique qui n’appartenait qu’à eux.

.

.

Elle lisait…

il prenait…

L’histoire lu prenait vie dans l’espace entre eux ,

et leurs souffle dans une étrange symbiose s’entremêlaient .

.

.

Son souffle devint court quand arriva la fin du chapitre .

(Pas déjà …….)

Elle aurait ainsi poursuivit jusqu’à la nuit ……

Mais le contrat  stipulait…

Un seul chapitre par rendez-vous .

.

.

Elle referma le livre sur le point final de ce chapitre .

Elle entendit son respire qu’elle sentit à la fois comblé de ce qu’il venait de vivre  et déçu que ce sois déjà la fin .

.

.

Apres un court instant qui semblait une éternité…

IL se leva puis s’approcha d’elle ….

(elle retins son souffle)…il était magnifique …

Il s’approcha si près ,(enfin si pres)

Leurs corps se frôlant presque ,

Visiblement ému….Il déposa à la commissure de ses lèves…

un baiser brulant charger de tout ce qu’ils avaient vécu….

.

.

il frôla subtilement sa joue de la sienne ,

et il alla murmurer a son oreille…

“Merci….à très bientôt..…je vous ferai savoir quand…”

.

.

Il recula difficilement ,

se dégageant de l’emprise qu’elle avait sur lui à regret….

et se retira .

.

.

Elle ferma les yeux un instant et serra contre elle le roman .

Croyant que ce geste empêcherais son cœur de se brisé en deux.

Elle souffrait déjà du vide de son absence .

.

.

Chamboulée elle remis son livre dans son sac de cuir ,

et on entendit les escarpins rouges résonnés sur la porcelaine du plancher .

.

.

puis  la porte se referma ….sur la lectrice émue .

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Sorcière

 

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Comme un deuil…

une nuit noir sans lune…

un trou tout aussi noir que cette même nuit …

ou le vide  m’aspire….

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tragique comme une peine d’amour….

lourd comme une trop grande fatigue…

qui ne trouve pas le repos au creux de notre  lit trop grand et trop froid sans toi….

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Délivre moi du mal…

De l’ennuie …

Du manque de toi….

Parce que ma peau ne frissonne plus que de froid…

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Viens….

Prend moi dans tes bras…

d’une guerre de baisers et de je t’aime ..

fait moi retrouver ….

ma légèreté…

ma foi…

ma joie…

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Je me suis perdue dans ton absence…

Mes repères aspiré dans la fosse de l’ennuie…

.

.

Pour ma guérison.. ….

je n’ai qu’une seule bouée…

fermer les yeux…

et en moi retrouver l’écho de toi…

pour que revienne…

ma légèreté…

ma foi….

ma joie…

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Sorcière

 

Born in september…

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On s’alanguie encore rue du marché de la gare…

ce marché champêtre érigé  au cœur même de la ville  et qui côtoie en complice tacite  …le lac …

et sur les vagues d’un bleu de Prusse….Septembre glisse doucement …..

.

.

 

Septembre …

…. cette douce déchirure entre la nostalgie d’un été déjà  passé.…

et la venue de jours indécis …

un sursis  en attendant la grisaille inévitable …

.

.

 

Septembre….

un trait d’union entre les saisons…

une entracte …

une pause avant le mois gris ….…

.

.

Septembre donne ses signaux…

les drapeaux des bateaux sont en berne…

voiliers et catamarans ….toutes voiles descendues…

et les riverains reprennent possession des rives et des plages…

le silence envahit les parcs ou l’on n’entend plus que le grincements des balançoires désertées ballotés par le vent …

le silence s’entend….le silence se ressent….le silence de Septembre…

.

.

 

Septembre…

dans sa générosité laisse venir les rayons du soleil…

les laissant pénétré les maisons par les volets rester encore  ouverts…

dans un vœux ultime de faire provision de lumière et d’air purifié…

avant de se refermer sur  octobre et ses nuances de gris…

 

.

.

 

Septembre…

quelle douce saison pour naitre….

Langer dans un rayon de soleil et le souffle  d’un vent frais et parfumé..

Une saison …ou certain jours sont marqué de soleil…d’autres de pluie ….

Une saison de doux paradoxe…

une saison de forte convictions et de caractère…

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Septembre…

Paradoxale saison…ou  les contraires se font la cour…et se font l’amour …

Sous nos regards fiévreux et indiscrets…

Septembre….

Saison de tout les possibles…

Septembre miracle…

 

.

.

 

Septembre…

Une saison  à ton image …

Portant ton sceau …ta griffe…

Pas surprenant qu’elle te ressemble autant….

Tu es son fils adoptif……elle  t’a vu naitre ….

 

.

.

 

et quand je bois le ciel à même tes yeux mon amour…

J’y vois le halo de cet saison nostalgie ….comme une marque de naissance…

J’y vois couler ta sève ….

J’y vois un mois béni des dieux …

qui m’aura offert en cadeau…l’amour qui sent bon  septembre…

 

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Sorcière

 

 

 

 

 

Les matins bleus.

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Même…

Même si les mots se taisent…

Même …

Même si aucune voix …

n’éclate entre les murs blancs…

.

Meme …

Même si …un  rayon de soleil…

glisse sur les vagues des rideaux blanc…

Qui s’agite dans  la brise de ce bleu matin…

comme le corps langoureux de l’amante chevauchant son amant…

.

Même ….

Même si… l’air que je respire…

porte les effluves de café fumant….

et que dans la chambre flottent encore un doux parfum lavande….

.

Même…

Même  si …sous mes pas…

le vieux plancher craque dans ce dominical silence…

Bercé du vent d’après l’orage….

.

Meme si……

(Malgré…)

La douceur d’un matin bleu….

Un matin bleu  sans chaines…

qui goute “le temps de vivre”…

.

Même…

Même si ce matin bleu …

Navigue sur l’air  d’un violon

entendu  en sourdine…

entre les arbres d’une foret née de poésie…

.

Même …

Même si ce matin bleu …

Se noie dans la  douceur …

la douceur de vivre…

.

Même….

(et malgré)….

Malgré toute les beautés de ce matin bleu…

.

.

plus que tout….

(…)

à moi…

tu me manque mon amour…

.

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Sorcière

 

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